Votre catalogue
Une grille de produits sans hiérarchie ni filtre, c'est un tableur déguisé. Pensée comme un parcours, la même donnée devient un outil de choix qui garde le visiteur.
J'ai repris un nom de domaine expiré,au lieu d'un blog mort, j'en ai fait un outil. Faisons mieux.
La plupart des domaines expirés finissent en cimetière de contenu : des articles pondus à la chaîne que personne ne lit. Sur celui-là, j'ai fait l'inverse. La donnée publique de l'AMF, illisible dans ses fichiers bruts, j'en ai fait un moteur de recherche : on tape un nom, on sait en 2 secondes si une plateforme est régulée ou sur liste noire.
Un nom de domaine expiré, presque tout le monde en fait la même chose : un blog. On le remplit d'articles, on attend que ça remonte dans Google, on espère que ça tienne. Le résultat est presque toujours le même, un cimetière de contenu que personne ne lit, et qui s'effondre au premier changement d'algorithme.
Le problème n'est pas le domaine. C'est qu'on lui demande de produire du texte, alors qu'il pourrait rendre un service. Or la matière première est partout, en accès libre. L'AMF, le régulateur français, publie la liste des sociétés qui démarchent illégalement les épargnants. 3 320 noms. Presque personne ne la consulte, parce qu'elle dort dans un fichier brut, illisible.
Alors j'ai fait l'inverse du réflexe. Plutôt qu'un énième blog, j'ai pris cette donnée publique et j'en ai fait quelque chose qu'on consulte. Le site est en ligne : larentedesbrigadiers.fr.
Dès la page d'accueil, le marché est posé : tous les cours en temps réel, lisibles d'un coup d'œil. Une vue qu'on parcourt sans effort, là où d'habitude on tomberait sur un tableau qui endort. La donnée n'a pas changé, sa présentation si.
Faire un outil demande plus de travail qu'un blog. Mais le calcul est vite fait. Un site qui rend un service, on y revient. Donc il a du vrai trafic, des visites qui durent, des signaux que Google lit comme de l'usage réel.
Un blog sur un domaine expiré, lui, vit sur du sable. Personne ne le lit vraiment, et il s'effondre au premier changement d'algorithme. L'outil tient parce qu'il est utile, et un actif utile prend de la valeur au lieu d'en perdre. Plus de travail au départ, beaucoup moins de regrets ensuite.
Le cœur du site, je l'ai appelé le Casier. On y tape le nom d'une plateforme, d'un courtier, de n'importe quel acteur financier, et le verdict tombe : régulé, sur liste noire, retiré, ou radié. Deux secondes, et la question « est-ce que je peux leur faire confiance » a une réponse.
Rien n'est inventé. Le Casier lit directement les fichiers officiels publiés par l'AMF sur data.gouv.fr, la liste noire et le registre des prestataires régulés. Et ce n'est pas que de la crypto : faux sites de trading, forex, options binaires, placements bidons, tout y passe. La base se met à jour seule, chaque jour. Le travail n'a pas été de produire la donnée. Il a été de la rendre lisible, et utile.
Une donnée que personne ne consulte ne vaut rien. Tout le travail tient dans un mot : lisible.
Olivier Beining
Le Casier n'est qu'une moitié du site. L'autre, c'est les cours. Chaque crypto a sa fiche : le prix en euros, l'évolution sur plusieurs périodes, un graphe, du contexte. Là encore, la donnée vient d'un flux en temps réel, et tout l'enjeu est de la rendre vivante plutôt que de l'aligner dans un tableau.
Le détail qui compte pour moi : les graphes sont dessinés côté serveur, en SVG, sans une ligne de JavaScript à charger. La page reste rapide, accessible, et Google lit le contenu en entier. On peut soigner l'expérience sans sacrifier la vitesse. C'est rarement une fatalité, c'est une question de méthode.
J'ai filmé la construction, sans filtre : pourquoi un domaine expiré mérite mieux qu'un blog, comment je branche la donnée de l'AMF, et ce que ça donne à l'écran. Si vous préférez voir plutôt que lire, c'est ici.
Si je raconte ça, ce n'est pas pour parler de crypto. C'est parce que c'est exactement le travail que je fais sur un site d'entreprise. Une donnée brute qui dort, on en fait une expérience qu'on a envie de consulter.
Votre catalogue, vos références, vos disponibilités, vos tarifs : ce sont des données. Présentées comme un tableur, elles ennuient. Mises en scène, elles retiennent, elles rassurent, elles vendent. C'est tout le travail de l'agence, et la même logique que sur chaque site que je conçois.
Une grille de produits sans hiérarchie ni filtre, c'est un tableur déguisé. Pensée comme un parcours, la même donnée devient un outil de choix qui garde le visiteur.
Des logos alignés ne prouvent rien. Une réalisation racontée, chiffrée, située, fait d'une liste une preuve qu'on retient.
Un numéro à appeler aux heures de bureau, ça freine. Une dispo en temps réel, un créneau qu'on réserve, et la donnée travaille pour vous même la nuit.
Un moteur de recherche anti-arnaque. On y tape le nom d'une plateforme financière et on obtient un verdict en 2 secondes : régulée, sur liste noire, retirée ou radiée. Les données viennent directement des fichiers officiels de l'AMF.
Des fichiers ouverts publiés par l'AMF sur data.gouv.fr : la liste noire des sites non autorisés et le registre des prestataires régulés. La base est mise à jour automatiquement chaque jour. Rien n'est saisi à la main, rien n'est inventé.
Parce qu'un blog sur un domaine expiré, personne ne le lit, et il s'effondre au premier changement d'algorithme. Un outil qui rend un service, on y revient. C'est un bien meilleur actif, et c'est plus honnête vis-à-vis du visiteur.
Non. La liste noire de l'AMF couvre toute la fraude à l'investissement : faux trading, forex, options binaires, placements atypiques, et la crypto parmi le reste. Le Casier les remonte tous.
Oui, c'est même le sujet. La logique est la même pour un catalogue, des références ou des disponibilités : prendre une donnée brute et la mettre en scène pour qu'elle serve. C'est le travail de l'agence.
30 minutes en visio pour regarder votre site ensemble, identifier ce qui freine, chiffrer ce qui vaut la peine d’être fait. Sans engagement, sans relance commerciale. Si on s’entend, on continue.